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Cap sur le dico

Le divorce est la rupture officielle du mariage, reconnue et attestée par la loi. Il diffère de la séparation qui n'est pas un acte légal. Le divorce permet aux parents de ne plus assurer les devoirs qu'ils ont l'un envers l'autre, mais ils conservent ceux qu'ils ont envers toi. À ce titre, lorsque le cas de divorce passe au tribunal pour officialiser l'acte, le juge veillera toujours à défendre tes intérêts. Tu as donc tout à fait le droit de t'exprimer face à lui sur tes envies ou tes besoins. Il t'écoutera et prendra tes remarques en compte dans sa décision.

Cap sur le dico

« Qu'est-ce qui est le plus difficile ici en I.P.P.J.? C'est d'être loin de ma famille et de mes amis... » (Meriem) « Mon père, malgré les coups, n'était pas autoritaire. » (Kadija)

Des situations particulières

 

Séparation ou divorce: ça n’arrive pas qu’aux autres!

Tout commence par des disputes répétées. Ou bien un climat particulier s’installe: il n’y a pas de disputes, mais on ne se parle plus. Tu n’en comprends pas nécessairement les raisons, mais ces situations se produisent tellement souvent que tes parents décident de se séparer. C’est une réalité nouvelle qui s’impose à toi sans que tu saches comment te positionner.

Face à une telle situation, tu peux ressentir de la culpabilité. Pourtant, si tes parents se disputent, ce n’est pas à cause de toi, mais bien pour des raisons qui leur sont propres. Ils ont eux aussi leur jardin secret! Quant à l’amour qu’ils te portent, il ne sera pas remis en cause. Ce constat t’aidera à les voir désormais non plus comme une seule entité, mais comme deux personnes distinctes. Un piège à éviter? Vouloir à tout prix les remettre ensemble. Si cela doit se faire, c’est à eux d’en décider.

 

L’adoption: moi, mon frère, ma sœur…

Quelle belle aventure que l’adoption! Pour une raison ou l’autre, tes parents ont décidé de donner une famille à un enfant qui n’en avait pas. Une telle expérience de vie n’est pourtant pas à l’abri de l’un ou l’autre doute. D’une part, le désir des parents adoptifs témoigne déjà de leur amour pour toi. Mais d’un autre côté, tout en aimant tes parents en retour, tu peux souhaiter connaitre tes vraies origines. En effet, comment te construire si tu ressens de l’incompréhension, de l’abandon ou une certaine peur devant l’inconnu? Ton affection pour tes parents adoptifs et l’intérêt pour tes racines ne sont pas du tout contradictoires. Après avoir surmonté leur crainte éventuelle, tes parents le comprendront certainement; peut-être même t’encourageront-ils dans tes recherches.

Au contraire, tu ne ressens peut-être pas la nécessité de savoir exactement d’où tu viens. Tu es tout à fait à l’aise avec ta famille et ton passé ne te tracasse pas plus que ça! Tant mieux, tu peux alors continuer ta route et envisager ton avenir sereinement!

Être adopté signifie être intégré totalement à la famille. Donc, qu’il s’agisse de toi ou d’un frère ou d’une sœur, vous portez le même nom et vous serez confrontés aux mêmes droits et devoirs. Vous partagerez les mêmes fous rires et disputes!

 

Mes parents et moi, pas sous le même toit

La tutelle

Lorsque ton père et ta mère sont décédés, inconnus, ou dans l’impossibilité d’exercer leur autorité parentale, le juge de paix désigne un tuteur, membre de ta famille ou non. Ce dernier s’occupe de toi ainsi que de tes biens. Il prend donc en charge ta garde et ton éducation, mais sous certaines limites. En effet, si les parents ont énoncé certains principes éducatifs (dans un testament, par exemple), le tuteur doit les respecter. Il doit aussi faire un rapport annuel de la situation de tutelle. Et si un problème survenait entre toi et ton tuteur, il serait mentionné au juge de paix via le procureur du Roi.

Tu peux te confier au juge de paix dès l’âge de 12 ans en ce qui concerne ta personne, et dès 15 ans pour tout ce qui se rapporte à tes biens.

En I.P.P.J.

Les I.P.P.J., ou « Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse », recueillent des jeunes coupables de délits tels que des vols, des agressions, etc. C’est le juge qui décide du placement et du type d’institution. Cette dernière peut être ouverte, c’est-à-dire que tu n’y es pas enfermé/e. Dans le cas où l’institution est fermée, tu ne peux pas sortir ou entrer librement. Malgré tout, tes parents restent chargés de ton éducation et ont encore leur mot à dire, notamment en matière d’éducation ou de santé.

En internat

(Voir « L’école. Le choix de l’école »)


Un de mes parents est en prison

Pas facile à assumer tous les jours. Et les commentaires des « potes » à l’école n’aident pas! Tu peux te sentir honteux/se, mal à l’aise ou perdu/e. Pourtant, il n’y a pas à avoir honte. Rappelle-toi que ce n’est pas de ta faute et, surtout, que ça ne veut pas dire que ton parent en prison ne tient pas à toi. C’est pourquoi tu ressens le besoin, bien normal, de lui rendre visite. Ou alors, tu lui en veux de s’être mis dans une situation qui bouleverse toute la famille. Mais n’oublie pas que quoi qu’il ait fait, c’est toujours ton père ou ta mère.

 

L’abus des parents: maltraitance physique, sexuelle et psychologique

Parfois, les parents usent et abusent de leur supériorité et de leur statut. La maltraitance, qu’elle soit physique, sexuelle ou psychologique, peut provenir de plusieurs facteurs indépendants de toi:

  • ton père ou ta mère a été maltraité/e dans son enfance. Il/Elle reproduit ce qu’il/elle a vécu, volontairement ou pas;
  • tes parents considèrent − à tort − les coups ou les insultes comme une méthode d’éducation et non pas comme de la violence;
  • des situations de stress (perte d’un emploi, problèmes financiers, alcoolisme…) de même que des troubles psychologiques peuvent amener un parent à se décharger sur toi. C’est plus fort que lui; il se sent dépassé.

La maltraitance physique, tu peux facilement t’imaginer ce que c’est, mais qu’en est-il de la maltraitance psychologique? Ton père et/ou ta mère te dénigre/nt constamment, t’insulte/nt, t’écarte/nt de certaines occasions familiales. Tu vois, la maltraitance psychologique peut faire souffrir autant que la maltraitance physique. Quand l’auteur de maltraitance sexuelle est un membre de la famille, on parle d’ « inceste », un délit grave puni par la loi. Pour de plus amples informations sur ce sujet, reporte-toi à « Sexualité. Quand ça dérape »

Si tes parents ont peut-être des circonstances atténuantes, la maltraitance − de quelque forme que ce soit − ne se justifie jamais! D’ailleurs, elle est interdite par la loi et contraire aux droits de l’enfant. C’est pourquoi, si tu en es victime, tu ne peux pas le garder pour toi. Au contraire, tu dois en parler. Des personnes, professionnelles ou non, pourront t’écouter:

  • ton entourage direct (amis, famille…);
  • le centre psycho-médico-social (P.M.S.) de ton école (voir « Ecole. L’aide dans ton école »);
  • tu peux également t’adresser directement à la police ou au Délégué général aux droits de l’enfant;
  • certains organismes spécialisés et lignes d’écoute te sont accessibles: le numéro 103 (« Écoute enfants »), différents services comme les Aides en Milieu Ouvert (A.M.O.) ou les services d’Aide à la Jeunesse (S.A.J.) (voir « Pour en savoir plus: sites web et organismes »).

 

La fugue

Tu te sens mal dans ta peau, tu veux oublier tes problèmes ou les faire disparaitre; alors, tu fuis ta maison! « Idéale » pour inquiéter tes parents, la fugue te permet de leur montrer par ton absence que tu existes et que tu souffres.

Des fugues, il en existe de différents types.

  • « faire le mur »: tu décides de partir un petit temps (une journée, une soirée, une nuit) à la recherche d’aventure, d’interdit et d’indépendance. Ce genre d’escapade, même sans gravité, peut quand même indiquer un certain malaise chez toi;
  • la fugue non déclarée: tu pars, mais tu reviens après un petit temps, sans que personne ne s’en soit aperçu;
  • la fugue proprement dite: tu décides de ne pas revenir ou, du moins, pas tout de suite. Tes parents sont au courant et mettent tout en œuvre pour te retrouver.

Fuguer, c’est tentant, mais pas sans danger: tu deviens une proie privilégiée pour certaines personnes malintentionnées comme les voleurs, les violeurs, les dealers. De la fugue à l’enlèvement, tout peut basculer très vite. Reste donc vigilant/e. Mieux encore, plutôt que partir et ainsi repousser les problèmes, essaye de dialoguer avec tes parents et de leur communiquer ton mal-être. Et si c’est trop difficile, tu peux aussi te confier à des amis, des proches ou des pros afin de trouver une solution efficace et la moins douloureuse pour tous (voir « Pour en savoir plus: sites web et organismes »).