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Cap sur le dico

Un rapport sexuel non protégé est un rapport sexuel sans utilisation de préservatif. L'appellation M.S.T. pour « Maladie Sexuellement Transmissible » est parfois employée pour désigner les I.S.T.

Cap sur le dico

« I.V.G. », encore une abréviation! Elle signifie « Interruption Volontaire de Grossesse ». La loi autorise l'interruption de la grossesse avant la fin de la 12e semaine de grossesse, par une intervention chirurgicale ou par médicaments. Elle peut se faire dans un centre de planning familial qui pratique l'I.V.G. ou dans un centre hospitalier. Une information et une aide psychologique sont prévues dans le cadre de cette démarche. L'I.V.G. est remboursée quasi entièrement par la mutuelle.

Au 7e ciel… et les pieds sur terre!

 

Faire l’amour procure plaisir et bien-être, consolide la relation amoureuse et, si on le souhaite, permet d’avoir des enfants. Mais les conséquences négatives existent: les infections sexuellement transmissibles et une grossesse non désirée. Voilà pourquoi on peut « monter au 7e ciel », mais il faut garder les pieds sur terre.

Connaitre les risques

Les I.S.T.

« I » comme « Infection », « S » comme « Sexuellement », « T » comme « Transmissible ». C’est lors d’un rapport sexuel non protégé que ce type d’infection passe d’un corps à l’autre. Le hic, c’est qu’on peut les transmettre sans même savoir qu’elles se baladent en nous. Non soignées, elles deviennent dangereuses avec des conséquences plus ou moins graves: fortes démangeaisons, cancer du col de l’utérus, maladies du foie, stérilité ou, pire, la mort. En effet, parmi les nombreuses IST (herpès génital, hépatites B et C, chlamydia…), il en est une mortelle: le SIDA, causé par le virus VIH. D’où l’intérêt incontestable de la fameuse « protection*** » dont on parle plus loin dans ce chapitre: le préservatif!

Symptômes

Démangeaisons au sexe, écoulements abondants, douleurs dans le bas-ventre, sensations de brulure (en urinant ou lors d’un rapport sexuel), saignements, verrues sur le sexe…, voilà de quoi t’alarmer. Après avoir repéré ces symptômes, il faut absolument se rendre chez un médecin pour faire un examen de dépistage (une prise de sang) et entamer un traitement. Informer son partenaire reste indispensable, car un traitement en solitaire n’éliminera pas le problème si les rapports sexuels se poursuivent avec le partenaire non soigné.

Prévention et vaccins

Il existe des vaccins, gratuits pour les adolescents, contre l’hépatite B et contre le papillomavirus. En ce qui concerne l’hépatite B, la médecine scolaire prévoit une vaccination des pré-adolescents (garçons et filles) de la Communauté française, lors de la visite médicale en 6e primaire.

Le vaccin contre le papillomavirus, à l’origine du cancer du col de l’utérus, est recommandé uniquement aux filles, idéalement vers 12 ans. Il peut néanmoins se faire par la suite. De 12 à 18 ans, cette vaccination est remboursée par la mutuelle. Si tu es concernée, tu peux toujours en parler avec tes parents et ton médecin traitant d’autant qu’il existe différents types de papillomavirus et que le vaccin n’agit pas contre tous.

Zoom sur la plus connue des I.S.T.: le Syndrome d’Immuno Déficience Acquise

C’est le virus VIH (HIV), Virus de l’Immunodéficience Humaine, qui transmet la maladie du sida. Il est véhiculé par le sang, le sperme ou les sécrétions vaginales. Mais d’autres causes existent: l’échange de seringues usagées, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement par la mère séropositive à son enfant et des transfusions sanguines mal contrôlées.

Des traitements permettent de stabiliser les défenses immunitaires (tout ce qui dans le corps humain, nous empêche de tomber malade), mais la maladie reste mortelle. La recherche médicale se poursuit en vue notamment de trouver un vaccin contre la maladie.

Grossesse: désir ou accident?

Être enceinte est également une autre conséquence, parfois problématique, des rapports sexuels non protégés. Dans ce cas, au moment de l’ovulation (voir «Un nouveau corps »), le risque de grossesse est bien réel. Un retard des règles tirera la sonnette d’alarme dans les semaines suivant le rapport. Un test de grossesse et une prise de sang s’imposent pour connaitre la raison éventuelle de ce retard. Ces démarches peuvent s’effectuer dans un centre de planning familial, en présence ou non des parents, ou auprès du médecin traitant. À toi de voir! Quand c’est possible d’en parler avec tes parents (ou l’un des deux), leur soutien peut être très utile. Pour rappel, une grossesse est possible dès le premier rapport sexuel!

 

Se protéger contre les I.S.T.

Avant tout rapport sexuel, mieux vaut s’être informé/e et avoir réfléchi aux moyens de se protéger. En parler avec son partenaire, mais aussi « s’équiper »!

Protection***: le préservatif

Dans ce domaine, le préservatif se révèle un allié incontournable! Ce petit bout de latex t’évite de partager des trucs pas chouettes comme les fameuses I.S.T. De plus, il protège contre une grossesse non désirée. Mieux vaut s’entrainer au préalable: les garçons pourront le tester sur eux, après une lecture attentive de la notice; quant aux filles, elles pourront en déballer et s’informer sur son mode d’emploi.

Mode d’emploi illustré (voir pour accord droits d’auteur avec un schéma existant)

  • ouvrir l’emballage à la main, sans utiliser d’objets tranchants: ciseaux, couteau… Attention à ne pas abimer le latex avec les ongles
  • appliquer le préservatif sur le gland découvert en pinçant le réservoir au bout du préservatif pour en chasser l’air
  • dérouler le préservatif jusqu’à la base du sexe en érection. N’utiliser que des lubrifiants à base d’eau (pas de matières grasses)
  • dès la fin du rapport (éjaculation) et avant la fin de l’érection, se retirer en maintenant le préservatif à sa base
  • jeter le préservatif usagé à la poubelle après l’avoir noué. Ne jamais réutiliser le préservatif. Pour chaque rapport, en utiliser un nouveau

Le préservatif se stocke dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière directe du soleil et de l’ozone. Le numéro de lot et la date limite d’utilisation se trouvent sur l’emballage du préservatif.

Quand un couple approfondit sa relation amoureuse, les partenaires ont parfois envie de se limiter à l’usage d’un moyen contraceptif autre que le préservatif. Dans ce cas, mieux vaut faire un test de dépistage HIV avant de stopper l’usage du préservatif. Contre le risque de grossesse, un contraceptif autre que le préservatif restera indispensable.

 

Se protéger contre une grossesse non désirée

On parle de « grossesse non désirée » lorsque les deux partenaires n’avaient pas ce projet à l’esprit en faisant l’amour. La contraception permet d’empêcher la fécondation de l’ovule et donc une telle grossesse. Alors, on y pense avant de faire des galipettes!

Plein de méthodes différentes

Il existe plusieurs moyens de contraception répartis en différentes familles, chacun avec des avantages et des inconvénients:

  • les contraceptifs hormonaux (à base d’hormones) qui bloquent l’ovulation: la pilule, l’implant, le patch, l’anneau vaginal, la piqure hormonale ou le stérilet hormonal;
  • les contraceptifs dits « barrières » qui empêchent la rencontre des spermatozoïdes avec l’ovule: le préservatif masculin, mais aussi le préservatif féminin, un peu moins connu.

Pour rappel, le seul moyen de contraception contre les I.S.T., c’est le PRÉSERVATIF. Voilà pourquoi tu dois absolument l’associer à ton choix de contraceptif. C’est la règle incontournable de la double protection: un moyen de contraception traditionnel + le préservatif.

Les méthodes contraceptives foireuses: OGINO & le retrait

La méthode Ogino, aussi appelée « abstinence sexuelle périodique », consiste à éviter les rapports sexuels durant la période féconde (avant, pendant et après le 14e jour de son cycle, pour un cycle régulier, voir « Un nouveau corps ».

Le problème c’est que cette méthode ne protège en aucun cas des I.S.T. et elle n’est pas fiable. Pourquoi? Parce qu’en cas de cycle irrégulier (voir « Un nouveau corps », p…), il est difficile d’identifier la période où la femme est fécondable! D’autre part, une fois dans les organes génitaux internes de la femme, les spermatozoïdes peuvent encore féconder l’ovule pendant 4 à 5 jours… Ça fait donc beaucoup d’incertitudes.

Le retrait consiste pour l’homme à retirer son pénis du vagin de sa partenaire avant d’éjaculer. Deux problèmes se posent. Non seulement, il faut bien connaitre son corps, ses réactions et maitriser cette « technique ». Mais en plus, avant l’éjaculation, le liquide séminal, libéré par le pénis, peut déjà contenir des spermatozoïdes et donc provoquer la fécondation. Dans le cas où un couple ne dispose pas de préservatif, le retrait diminue les risques d’une grossesse non désirée, mais ne protège en rien contre les I.S.T.!

Comment choisir?

Il faut que tu réfléchisses à ce qui te conviendrait le mieux. Veux-tu en parler à un médecin ou pas? Es-tu prête à devoir y penser chaque jour ou préfères-tu devoir t’en inquiéter tous les x mois? Est-ce que c’est remboursé? Toutes ces questions peuvent être débroussaillées avec un médecin, gynécologue ou non, en centre de planning familial ou ailleurs.

 

Si tu as/vous avez déconné…

Par « déconné », on entend avoir eu un rapport sexuel non protégé, soit sans utilisation du préservatif, soit parce que celui-ci s’est déchiré ou a été mal utilisé lors du rapport. Ou encore lorsque vous avez « oublié » d’utiliser une méthode contraceptive.

Test VIH/HIV & dépistage I.S.T.

Le risque d’avoir transmis ou attrapé une I.S.T. est bien réel. De ce fait, il est vivement conseillé de faire un test HIV trois mois après le rapport non protégé. En cas de symptômes désagréables dans la région génitale, de type « Ça pique, ça brule, ça gratte! », file chez le médecin qui fera les examens nécessaires pour vérifier la présence éventuelle d’une infection. Cette démarche ne concerne pas seulement celui/celle qui ressent ces symptômes, mais également son partenaire.

Pilule du lendemain

Pour éviter tout risque de grossesse non désirée, mieux vaut prendre la « pilule du lendemain ». Ce n’est pas une méthode contraceptive en soi, plutôt une contraception de secours. Il s’agit d’un comprimé à prendre dès que possible, c’est-à-dire dans les 72 heures après le rapport sexuel non protégé. Elle est disponible sans ordonnance en pharmacie et gratuite en centre de planning familial. Plus vite elle sera prise, mieux ce sera. Dans ces conditions, elle permet d’éviter une grossesse, du moins dans la plupart des cas. Cependant, retiens que ce n’est pas garanti à 100%.

I.V.G. ou grossesse assumée?

Constater qu’on est enceinte alors qu’on n’avait pas ce projet, c’est un choc et une mauvaise nouvelle a priori! Que faire?

Trois possibilités s’offrent à la jeune fille:

  • vivre la grossesse et devenir maman;
  • vivre la grossesse et faire adopter l’enfant;
  • interrompre la grossesse (I.V.G.).

Ces décisions ne doivent pas se prendre à la légère. Il est préférable que la jeune fille en parle soit avec le géniteur de l’enfant (c’est-à-dire son père biologique), soit avec ses propres parents et/ou un conseiller en planning familial. Le rôle de ce dernier sera d’informer sur les options possibles et d’aider la jeune fille ou le couple à prendre sa/leur décision.