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Cap sur le dico

La pédophilie est un comportement sexuel déviant, caractérisé chez un adulte par l'attirance sexuelle pour les enfants. La pédophilie est sévèrement punie par la loi.

Quand ça dérape…

 

Ton corps t’appartient …

C’est à toi de décider quand tu veux partager ton intimité, quand tu as envie d’être embrassé/e, d’embrasser quelqu’un, de partager des caresses et d’avoir des rapports sexuels. Autrement dit, personne n’a le droit de te toucher sexuellement sans ton accord. Lorsque quelqu’un oblige une autre personne à faire ces actes ou ces gestes, on parle de « violences sexuelles ». La loi les interdit et les punit. Les hommes sont souvent les auteurs de ces faits. Pourtant, il arrive que des femmes le soient aussi.

 

Violences sexuelles

Les termes « violences sexuelles » ou « abus sexuels » s’appliquent à différents actes punis par la loi, c’est-à-dire des comportements et des faits à caractère sexuel, associés à de la violence ou des menaces qui excluent l’accord de la victime:

  • les attouchements: forcer quelqu’un à se laisser toucher, frotter ou embrasser certaines parties du corps (seins, fesses, anus, sexe) et le forcer à faire les mêmes gestes sur le corps de l’auteur de ces violences;
  • les baisers arrachés;
  • le voyeurisme: regarder quelqu’un nu/e;
  • l’exhibitionnisme: se montrer nu/e, en particulier, ses organes sexuels, mais aussi obliger quelqu’un à regarder des personnes faire l’amour, se masturber, obliger quelqu’un à en écouter d’autres parler de leurs relations sexuelles;
  • le viol: il est défini par le Code pénal belge comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n’y consent pas par violence, contrainte, menace ou surprise ». En d’autres termes, il y a viol dans le cas de la pénétration (par le pénis, mais aussi par un doigt ou un objet) d’un orifice de la victime (vagin, bouche, anus) et que celle-ci n’est pas d’accord;
  • la tentative de viol;
  • tout autre acte contraignant, à connotation sexuelle: forcer à regarder des livres ou des films pornographiques, faire des photos de quelqu’un nu/e, la prostitution (contraindre quelqu’un à avoir des rapports sexuels pour de l’argent)…

Toute pénétration sexuelle d’un/e mineur/e de moins de 14 ans est considérée comme un viol. Tout autre comportement sexuel vis-à-vis d’un mineur de moins de 16 ans est considéré comme une atteinte à la pudeur (voir « Love, love, love. Et la loi dans tout ça? »).

 

Ça n’arrive qu’aux autres?

Et bien non! Nombre de violences sexuelles se passent au sein même de couples, dans lesquels le respect de l’autre ne trouve pas sa place.

Tu n’as absolument aucun droit de forcer quelqu’un à un acte sexuel et ton amoureux/se ne peut t’y obliger. Même si tu as plus ou moins donné ton accord pour telle ou telle pratique sexuelle, tu as entièrement le droit de changer d’avis au moment même. Ton partenaire comme toi-même devez respecter ce choix, même si cela occasionne une déception. Être prêt à faire l’amour avec quelqu’un, ça signifie, entre autres, être capable d’exprimer ses limites et d’entendre celles de l’autre. Si tu ne te sens pas trop à l’aise avec ça, mieux vaut prendre encore un peu de temps pour construire une relation de confiance avec l’autre et voir si tu désires vraiment vivre cet aspect de la relation avec lui/elle.

 

Quand l’auteur de ces violences est un membre de la famille

 

On parle d’ « inceste ». L’inceste est interdit et puni par la loi. Très souvent, l’auteur des faits contraint sa victime au silence en lui faisant croire que l’abus sexuel est une preuve d’amour. Il utilise l’autorité et la menace pour garder l’abus secret.

Pour en sortir, la victime doit briser la loi du silence et surmonter un sentiment de culpabilité pourtant injustifié. Pour ce faire, il faut trouver un interlocuteur de confiance qui écoutera attentivement la victime et cherchera les moyens de l’aider. Si tu es victime ou témoin de ces agressions, tu dois absolument les dénoncer à la police.

 

Pour mettre fin à une situation de violence sexuelle

Il faut en parler:

  • avec une personne de confiance: un ami, un proche de la famille qui saura écouter sans juger et avec qui on se sent capable de dépasser ses peurs;
  • à un service d’aide aux victimes: certains organismes ont pour mission d’accueillir et soutenir psychologiquement les victimes, de leur offrir un examen médical, de les informer et les accompagner. (Voir « Pour en savoir plus: sites web et organismes »);
  • à la police: se rendre à la police pour déposer une plainte pour violence sexuelle permet d’enclencher les rouages de la justice. Cette démarche peut compléter les soutiens psychologique et médical. Les violences sexuelles sont punissables plus ou moins sévèrement par la loi. La condamnation de l’auteur de violences constitue une étape importante pour surmonter le traumatisme subi.