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Différentes drogues: alcool, médicaments, cocaïne jeune buvant une bière jeune cassant une cigarette en deux jeune acceptant un joint

Cap sur le dico

La dépendance, kekseksa? Le corps s'est habitué à la substance et « réclame » donc sa dose, ce qui peut se manifester par des tremblements, des douleurs... Parfois, le consommateur est incapable de se sentir bien sans le produit. L'envie d'en reprendre devient tellement forte qu'il ne peut pas s'empêcher de consommer à nouveau.

Cap sur le dico

Griller une clope, c'est une chose, mais l'imposer à tout ton voisinage, c'en est une autre! Le tabagisme passif consiste à respirer involontairement la fumée de cigarette des autres! Ce qui implique que des non-fumeurs encourent parfois les mêmes risques que les fumeurs, et d'autres encore: irritation du nez, des yeux et de la gorge, maux de tête, vertiges... Pas très courtois, tout ça!

Cap sur le dico

« J'avais 13 ans. Je suis allée en soirée et on m'a proposé de gouter* à certaines choses. Et j'ai gouté*. Je suis sortie avec un garçon... On a commencé à en prendre de plus en plus souvent... » (Christelle)

Assuétudes: alcool, tabac, cannabis & co

 

Des drogues, des dures, des douces

Tu t’imagines bien un « drogué », raide défoncé, la tronche explosée, la seringue au bout des doigts et les rêves au bord du gouffre. Et tu te dis: « Moi? Jamais!!!! » Difficile effectivement de te projeter dans une telle situation! Et pourtant, sans pour autant en arriver là, certain/es tombent dans le piège de la drogue et ce, sans s’en rendre compte. Un peu comme quand tu surfes sur Internet « un petit quart d’heure » et que tu relèves le nez de ton écran… trois heures plus tard! Tu ne peux pas t’en empêcher. Et tu (te) jures que dorénavant − Promis! −, tu t’en tiendras à 15 petites minutes. Tu vois, parfois certaines choses nous dépassent. La drogue, c’est un peu le même principe. On sait que « ce n’est pas bien », que « c’est mauvais », et pourtant, on y goute. Et − C’est sûr!!! −, on arrêtera demain!

Une drogue, c’est quoi?

La « drogue », ça couvre plein de trucs différents. Tu as peut-être déjà entendu parler du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, de l’ecstasy… Ces stupéfiants, interdits par la loi, diffèrent d’autres drogues, tout aussi nocives, mais tolérées par la société: l’alcool, le tabac et certains médicaments. Des produits comme les colles, les solvants, l’essence… peuvent être détournés de leur usage habituel. Enfin, on parle aussi de dépendance au jeu, à Internet, au GSM, au sexe et même au travail!

En fait, une drogue renvoie à tout produit qui modifie l’activité cérébrale (on parle d’un effet « psychotrope »). Une consommation excessive a des effets nuisibles sur la santé physique (attaque du cerveau et des autres organes vitaux), mais aussi sur la santé mentale (angoisses, dépression, suicide…) L’entourage est également touché: les relations familiales ou avec les amis peuvent se dégrader; au boulot, on ne parvient plus à bosser correctement. Autre caractéristique commune à toutes les drogues: elles sont susceptibles de provoquer une dépendance.

Des « dures » et des « douces »

Les drogues dites dures (héroïne, cocaïne…) entraineraient une forte dépendance, tandis que les drogues douces (cannabis…) n’en provoqueraient qu’une légère. Ça veut dire qu’on peut consommer du cannabis à donf, alors? Pas vraiment! Tout dépend du rapport au produit: tu peux être un/e consommateur/trice « dur/e » de cannabis ou un « doux » usager de cocaïne (en cas d’usage très occasionnel). En d’autres termes, les effets (positifs et négatifs) des drogues dépendent aussi de ce qu’on en fait. Prudence donc!

 

Pourquoi (ne pas) se droguer?

Les raisons de tenter l’expérience des drogues sont multiples: se calmer ou, au contraire, se stimuler (au travail, en soirée…), faire taire ses angoisses et ses souffrances, s’éclater entre potes, entrer en connexion avec des « puissances divines » (selon les croyances), dominer une compétition sportive… Tout dépend de la personnalité du consommateur, ado comme adulte, à un moment donné de sa vie.

Et justement, ton adolescence est un des moments-clés de ta vie: tu veux grandir, te détacher de tes parents et t’identifier à tes amis ou à d’autres personnes plus âgées que toi. D’ailleurs, le premier contact avec l’usage de drogue/s se fait souvent en groupe. Parce que les autres le font, parce que toi aussi, tu veux tester tes limites ou bien en finir avec ta timidité qui t’empêche de causer avec tout le monde. Mais…

Si tu ne touchais pas aux drogues, ce serait « la honte »? Pas du tout! Ce serait même tout à fait normal. Pas la peine de te prendre la tête avec ça. D’ailleurs, n’oublie pas que la grande majorité des gens ne se drogue pas. L’important, c’est d’être vigilant/e et de rester soi-même! C’est plutôt de cette manière que tu grandiras et que tu deviendras « adulte ». En quête de personnalité, d’expériences, d’accomplissement de soi? Il y a une foule d’autres moyens que les drogues pour y parvenir. Et si tu manques d’idées, n’hésite pas à en choper une ou deux dans la partie « Planète temps libre pour le fun » et « Toi, un CRACS? »

Et en sortir? Possible? Pour emprunter le – difficile − chemin de la guérison, l’important est de s’entourer de personnes de confiance: les parents d’abord. Bon, OK, pas évident de passer aux aveux devant papa et maman. Pour ça, il faut choisir le bon moment pour en parler! À défaut, tu peux toujours t’adresser à un membre de la famille, mais aussi à des professionnels. En effet, des structures d’aide et d’accompagnement spécifiques (voir « Pour en savoir plus: sites et organismes »), ont pour mission d’écouter, de conseiller et éventuellement de réorienter la personne vers d’autres services.

Si tu connais une personne dépendante, n’essaye pas de la sauver toi-même. Le meilleur moyen de l’aider, c’est de lui donner des conseils judicieux comme rencontrer un médecin et/ou se rendre dans un service d’aide et d’écoute.

Tout bien réfléchi, le meilleur moyen d’en sortir serait peut-être… de ne pas y entrer!

 

Drogues et lois

Bizarrement, les drogues ne sont pas toutes égales devant la loi belge. Certaines, comme l’alcool et le tabac, sont autorisées. Cependant, elles restent soumises à des règlementations dans des domaines précis: la publicité, la conduite de véhicules, la vente aux mineurs… Bref, pas question de faire n’importe quoi!

Quelques exemples de règlementations en matière de tabac et d’alcool:

-on interdit la vente d’alcool à 0.5% vol. et plus (c’est-à-dire 0.5 millilitres d’alcool par litre) aux mineurs de moins de 16 ans. Adieu bières, vins et autres alcopops (boissons issues d’un mélange entre alcool et limonade)… Quant aux boissons dites spiritueuses (c’est-à-dire « qui contiennent un fort pourcentage d’alcool », comme les liqueurs, les eaux-de-vie…), elles ne peuvent être ni servies, ni vendues, ni offertes aux moins de 18 ans;

-dans un café, un bar, on ne peut pas te servir de « boissons enivrantes » avant tes 16 ans;

-surtout, ne monte pas dans un véhicule conduit par une personne en état d’ivresse;

-désormais, il est interdit de fumer dans les lieux publics (hôpitaux, crèches, écoles, salles de spectacle, restaurants, salles d’expos…), dans les transports publics ainsi que sur le lieu de travail;

-les mineurs ne peuvent pas acheter de « produits à base de tabac ». Le vendeur a donc le droit de vérifier ton âge, en te demandant ta carte d’identité par exemple.

Les médicaments (certains sirops, les antidépresseurs…) sont disponibles en pharmacie, avec ou sans ordonnance, selon le type de produit demandé.

Enfin, il y a les drogues illicites, c’est-à-dire « interdites par la loi »: cannabis, coke, ecstasy (ou XTC)… Cependant, des organismes réclament leur légalisation afin de pouvoir mieux les contrôler, en surveillant le « milieu » des dealers et en encadrant les consommateurs.

La loi, c’est aussi tes parents, tes éducateurs, tes profs… Où que tu te trouves, tu as des règles à respecter et des comptes à rendre. Histoire de vivre en harmonie avec les autres! Même si elles t’ennuient profondément, ces règles sont nécessaires: elles t’offrent des repères et te protègent de certains dangers. Penses-y! Pour plus d’infos sur ce sujet, rendez-vous dans la partie «Famille. L’autorité parentale, la loi et moi »

Alcool, number one

De toutes les drogues, l’alcool est la plus consommée. Cette place « privilégiée » vient du fait que l’alcool est bien accepté dans notre société. Au cinéma, sur Internet, dans les festivals…, les pubs sur le sujet fusent de toutes parts. Souvent, le premier verre est même proposé par un membre de la famille. L’alcool, c’est « la fête entre potes », c’est « la tête qui tourne »; on ose tout! Quant aux dangers liés au produit, ils sont souvent minimisés. La preuve: avouer à ses parents qu’on a bu un verre est nettement plus facile que de leur confesser avoir fumé un pétard! Et pourtant…

Malgré sa relativement bonne réputation, l’alcool est bien plus toxique que certaines autres drogues. Il attaque tout ce qu’il trouve sur son passage. À fortes doses, il peut carrément faire perdre le contrôle de soi-même: les risques d’abus, d’accidents et de foirages en tous genres ne sont jamais loin. Même si la majorité l’oublie fréquemment, l’alcool tue!

Tabac

Le tabac contient une foule de saloperies: du goudron, de la nicotine, de l’oxyde de carbone. En un mot, le DÉSASTRE. Avec les dangers qu’on connait: cancer (du poumon, de la bouche, des lèvres, de la langue, du pharynx, du larynx, du pancréas, de la vessie…), maladies du cœur et des poumons, artères bouchées… Bien sûr, tous les fumeurs n’en seront pas atteints, mais les risques restent néanmoins plus importants au sein de la « grande famille de la clope ».

Alors, pourquoi ne pas arrêter? Tu y gagneras! En santé d’abord: tu retrouveras ta bonne mine et ton teint de rose; tu ne seras plus au bord de l’asphyxie à chaque effort; tu retrouveras le gout et l’odorat; tu auras plus de chance de voir grandir tes petits-enfants… Et que dire de la santé de ton portefeuille! Bref, ça vaut la peine d’essayer, non?

Cannabis

Le succès du cannabis s’explique par son caractère convivial et festif. Fumé (sous forme de joint, de pétard ou de stick) ou consommé dans de la nourriture (« space cake », thé, confitures et même sucettes), il a la réputation de procurer détente et bien-être. Mais, comme on dit, il n’y a pas de fumée sans beuh, euh… sans feu! Même s’il n’y a pas d’overdose mortelle de cannabis, des risques subsistent: angoisse, accidents, perte de contrôle de soi… Et malgré les rumeurs qui affirment le contraire, les problèmes encourus en matière de santé sont les mêmes que pour le tabac: irritation des voies respiratoires, maladies pulmonaires, cancers…

Pour en finir avec la soi-disant légalité du cannabis

Et bien non, LE CANNABIS N’EST PAS LÉGAL! Il est tout au plus toléré et encore, dans des cas bien précis. Que dit la loi belge?

  • Le cannabis est et reste illégal: tu ne peux ni en acheter, ni en fabriquer, ni en vendre, ni en offrir, ni en transporter, ni en détenir, ni en importer, ni conduire sous son emprise.
  • Si tu braves l’interdit et que tu te fais prendre, un procès-verbal sera rédigé et transmis à un juge de la Jeunesse qui décidera des éventuelles mesures. Oups! Et tes parents seront avertis. Re-oups!
  • Pourquoi parle-t-on alors de « tolérance »? Parce que la loi tolère que les personnes MAJEURES possèdent AU MAXIMUM 3 GRAMMES OU UN PLANT FEMELLE. Dans ce cas-là, la police rédige un procès-verbal « simplifié » qui ne devrait pas faire l’objet de poursuites. Par contre, les mineurs sans exception et les majeurs en possession de plus de 3 grammes ou de plus d’un plant seront passibles d’une peine et/ou d’une amende. Il en va de même pour toute personne, mineure ou majeure, qui vend ou offre du cannabis et dans tous les cas de « trouble à l’ordre public » (dans et aux abords de l’école, dans une prison, dans une institution de protection de la jeunesse, en cas de détention visible dans un lieu public…).